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Les mâles
ont de petits stigmates noirs sur la surface interne de leurs ailes postérieures,
tandis que les femelles sont d'une couleur un peu plus foncée et ont des
nervures plus larges. On les appelle souvent les " papillons d'asclépiades
" parce ceux ci déposent une dizaine d'œufs sous les feuilles vénéneuses
de cette plante. Il s'en suit une période
d'une dizaine de jours avant éclosion, qui s'effectuera en fonction de
la température. La larve grignote les feuilles durant deux semaines; elle devient ensuite une chenille dodue mesurant environ 5 cm de longueur qui se nourrit elle- même de la plante, qui possède dans sa sève des toxines vénéneuses, qu'elle va stocker et qui durant toute sa vie la protégera contre les petits prédateurs du type lézard, guêpe ou oiseau et lui donnera une quasi immunité. La chenille s'étant accrochée la tête en bas à une ramille convenable, elle mue, puis en quelques heures se métamorphose en chrysalide. À cette phase, l'insecte s'est enfermé dans un cocon cireux ayant l'aspect du jade. Bien emmitouflé, il complète le cycle miraculeux des métamorphoses et renaît enfin au bout de deux semaines, transformé en papillon adulte. Émergeant de son cocon transparent, Malheureusement, les vagues de froid et les chutes de neiges ont fait beaucoup de victimes ( plus de 11 millions en Janvier 2002 ) à cela il faut ajouter les campagnes de déforestations et d'épandages de pesticides qui auraient empoisonné des millions de papillons. Mais depuis quelques années la sauvegarde des monarques, ces étranges papillons migrateurs, est devenue une affaire d'Etat au Mexique. Il y a quelques années le Président V. Fox a étendu
les réserves de la biosphèresituée dans les États de Michoacán
et a annoncé une
"stratégie intégrale pour la défense des monarques" et toute la région
.
L'odyssée des monarques : Chaque année dès les premiers jours de l'automne, entre 50 et 100 millions de monarques de l'Amérique du Nord et du Sud du Québec sont attirés comme s'il y avait une force magnétique vers quelques forêts isolées dans les vallées montagneuses au centre du Mexique où ils viennent passer l'hiver . Ils arrivent dans les hautes montagnes de l'est de l'Etat du Michoacán vers la mi-novembre, après un long voyage de deux mois ou plus. Cette migration annuelle de près de 5000 kms du monarque, est la plus longue jamais observée chez un insecte. Elle révèle les performances physiques extraordinaires de cet animal qui pèse moins d'un demi-gramme. Le monarque réalise son odyssée en
deux mois et demi environ, en parcourant entre 30 et 50 kms par jour. Il détient
aussi un autre secret étonnant : celui
de sa longévité que des études scientifiques ont tenté de percer. Il vit près
de 9 mois, contre quelques jours ou semaines pour un papillon normal. Alors, où
réside son incroyable résistance ? Nous connaissons maintenant les points de départ et d'arrivée de cette longue migration, mais nous ignorons toujours comment le monarque se rend d'un point à l'autre. Comment s'oriente-il ? Comment transmet-il l'information et le "plan de vol " d'une génération à l'autre ?
Lieux
des visites : Conseils
: la visite guidée
est indispensable ainsi que le soleil pour voir ceux ci voleter. Des visites
sont organisées par des guides spécialisés il faut prévoir toute une journée.
Celle-ci commence tôt le matin et comprend : transport, visite, et une
collation incluse. Ils volent ensemble pendant leur parade amoureuse et d'épuisement se laissent tomber sur le sol, puis après de longues minutes le mâle prend le corps de la femelle et l'emmène dans un lieux sûr pour assurer la fécondation et ainsi perpétuer l'espèce. Les forêts entières frémissant dans l'air calme des montagnes offrent un spectacle à vous couper le souffle. Ici pas question de toucher au moindre papillon, ils sont souvent plusieurs millions qui couvent le sol et forment un tapis magique multicolore, aussi bien frémissant que flamboyant, et viennent naturellement se poser sur votre tête…..
Assurément un spectacle à ne pas
manquer !
Déjà pendant l'époque préhispanique les Aztèques connaissaient, et étudiaient tous les papillons. Ils baptisaient les lieux où ils résidaient par des toponymes : Papaloapan ("Río de mariposas", "Rivière des papillons"), ou Papalotepec ("Cerro de las mariposas", "Colline des papillons"). En général les papillons étaient associés avec la beauté, l'amour et les fleurs. Et certains croyaient que les papillons étaient la réincarnation
de leurs guerriers tombés au combat, qui arboraient la couleur des champs de
bataille. Pour la communauté Otomis qui habite la région ils sont l'âme de
leurs défunts.
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