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En cette nouvelle journée, nous continuons notre formidable épopée dans le centre historique de Mexico et en passant sur une place un monument nous interpelle. Celui-ci est dédié à toutes les mères de famille -¿ a la que nos amo antes de conocernos ? - ( A celle qui nous aime avant de nous connaître). La modernité est représentée par un monument qui est une sorte de fontaine pyramidale surnommée "El Monumento a la Raza", érigée en 1964 en hommage à la "race" de l'homme nouveau du Nouveau Monde, ce métis idéalisé censé incarner une énigme : la mexicanité. Le " Día de la Raza" est célébré chaque année le 12 Octobre, à cette occasion des festivités commémorant la fusion des races autochtones et européennes sont organisées dans tout le pays. Sur la place Manuel Tolsá on visite le Munal ( Musée National d'Art ), il a été construit par l'architecte Italien Silvio Contri et décoré par la famille Coppedé. C'est un bel exemple de l'architecture mexicaine du début vingtième siècle. Vous y verrez une collection exceptionnelle d'oeuvres de :José Maria Velasco (retraçant la vie et les paysages de Mexico à la fin XIX siècle), José de Ibarra, Juan Correa, Cristobal de Villalpando, José Juarez, Eugenio Landesio, Joaquin Claussel, Diego Rivera, Maria Izquierdo, Davide Alfaro, Rufino Tamayo.
Le bâtiment a totalement restauré en 1992 afin de recevoir l'exposition "Mexique, splendeurs de trente siècles". Sa somptueuse façade du 16ème siècle combine le style baroque et néoclassique. Des scènes du film « Frida » y ont été tournées. On peut y admirer des fresques murales de Siqueiros, Rivera, Orozco qui y a travaillé de de 1922 à à 1926 dans les trois étages du bâtiment, avec pour sujet : la critique sociale et le mouvement révolutionnaire. En passant nous nous reposons au parc de l'Alameda, et son hémicycle dédié à Benito Juarez de conception semi-circulaire avec des colonnes doriques en marbre de carrare. Celui-ci a été inauguré en 1910 pour le centenaire des luttes de l'indépendance.
Pour trouver des
sorties le soir, un conseil, vous pouvez acheter le journal Tiempo libre qui
publie le programme des distractions de la ville, vous le trouverez dans tous les
kiosques à journaux.
A l'ouest de l'Alameda nous nous arrêtons au Monumento a la Revolución : Très visité, il constitue un élément de référence important pour tous les mexicains. Il est divisé en trois salles : De la République Triomphante à la chute de la Dictature de 1867 à 1906. La seconde est intitulée Défense de la Liberté et de la Démocratie de 1906 à 1913. La troisième et dernière salle, dont l'élément central est un fac-similé de la Constitution de 1917 est consacrée à Lutte Populaire 1913 – 1917. Dans les quatre piliers reposent les dépouilles des hommes qui se sont illustrés pendant la révolution : Francisco Madero, Venustiano Caranza, Plutarco Elías Calles, Lázaros Cárdenas etc... vidéos et objets ( armes, voiture etc…) qui sont placés dans le contexte pour faire revivre au visiteur l'ambiance de l'époque.
Après après avoir négocié un taxi : qui sont
souvent les inévitables coccinelles de couleur jaune ou verte, et
fait marcher la "Propina"nous regagnons
notre hôtel. En soirée nous allons voir les Ballets
folkloriques aux Palacio de Bellas
Artes qui s'enfonce inexorablement dans un sol instable et limoneux.
Mais à la fin de la représentation nous avons en prime une coupure de courant, due à un mini tremblement de terre : lot quotidien ici. La capitale mexicaine, comme tout le pays, est soumise régulièrement à de nombreuses secousses sismiques. Mais c'est en 1985 qu'elle paya le plus lourd tribu à cette tragédie. Par endroits, encore de nos jours, on peut trouver quelques traces de murs lézardés. C'est le 19 Septembre 1985 à 7 h 19 que le séisme d'une magnitude de 8,2 sur l'échelle de Richter a réveillé la capitale; il fit entre dix et vingt mille victimes. Un certain nombre d'immeubles qui avaient tenu bon jusque là ont été déclaré dangereux et leurs habitants ont dû quitter les lieux. Mais quelle ne fut pas leur surprise en voyant les terrains repris par des sociétés immobilières ! A moins que l'expulsion n'ait été le moyen d'augmenter les loyers en changeant les locataires... A cette époque, la corruption de l'administration de Mexico apparaît alors au grand jour. Les nombreuses malfaçons dans les bâtiments publics sont évidentes, ceux qui ont passé les contrats des chantiers publics ont mis plus d'argent dans leurs poches que dans les bétonnières pour réaliser de façon correcte les immeubles. L'Etat serait il victime de ses propres méthodes ! Mais en même temps on découvrit sa jeunesse : les chavos ( les adolescents de Mexico) qui ont participé activement aux premiers secours en organisant la circulation dans les quartiers les plus détruits et en donnant un coup de main aux associations de secours venus du monde entier et ont montré leur grande capacité de mobilisation.
Dans tous le pays vous remarquerez au cours de votre voyage que c'est souvent sur ces pyramides vouées aux Dieux précortésiens que les espagnols ont édifié les premiers autels Chrétiens. Plus tard, ce sont les pierres mêmes des ces temples précortésiens qui deviendront églises, monastères .... d'autres temples encore.
Suite de la visite de Mexico - Le Centre Historique (2)
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