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Au
Mexique pour bien différencier le nom de la ville comme celui du pays on
appelle la capitale "México D.F " ou "el D.F" (prononcer
dé-éfé) abréviation
de ( Distrito Federal ). Par où commencer à Mexico : Il y a tant à voir, la vie grouille de partout ! Dans le sourire des gens aux costumes colorés règne une insouciance bonne enfant. En circulant dans le flux immense du trafic automobile nous prenons l'ampleur d' " El Monstruo " en longeant les très grands immeubles géométriques du Paseo de la Reforma je me dis, que l'ancienne Mexico / Tenochtitlán Aztèque a bien changé…... Voir notre page sur Tenochtitlán
Si vous êtes à Mexico sans voiture, prenez le métro sans crainte, il est rapide, pratique, et certaines stations sont de véritables petits musées souterrains . Après un solide petit déjeuner mexicain "desayuno" : jus d’orange, huevos rancheros, avec des frijoles, tortillas, chilaquiles, et autres chicharrón. Nous prenons notre voiture et nous arrêtons Place des Trois Cultures c'est ici que tout a commencé, et plutôt mal, sur cette place esplanade assez irréelle symbolisée par : le soubassement du temple aztèque Calendarico, une ancienne église espagnole "Santiago de Tlatelolco" et des immeubles modernes . Une plaque commémore que c'est ici que Tlatelolco le 13 Août 1521, défendue héroïquement par Cuauhtémoc dernier empereur Aztèque, tomba aux mains d'Hernan Cortés. Cette bataille marquera la dernière résistance armée d'importance face à la conquête. On peut y lire "Ce qui se déroula en ces lieux ne fut ni une victoire ni une défaite mais la douloureuse naissance du peuple mestizo, incarnation du Mexique d'aujourd'hui". Cette même place symbolise une tragédie plus récente : les douloureux événements du 2 Octobre 1968 "mouvements des étudiants à la veille des Jeux Olympique sévèrement réprimés par l'armée" . Puis nous nous rendons au Stade Olympique , ici, en raison de l'altitude bien des records du monde sont tentés et battus. Cet immense stade est décoré de reliefs réalisé en mosaïque par Diego Rivera.
Pour déjeuner nous retournons dans le
centre ville, Mais
une pluie fine commence à tomber et nous nous réfugions dans la galerie de
Santa Catherina où des petites "cantinas", rangées les unes à côté des
autres promettent des comidas vantées par les garçons qui hèlent le chaland.
Pour 30 pesos, on vous sert un carne (steak) avec guacamole y pimientos etc... quel régal.
L'après
midi sur l' Avenue Reforma,
nous découvrons la
Colonne de l'Indépendance : El Ángel. Statue
d'une beauté gracieuse, elle mesure 37 m de haut.
Elle est surmontée d'un
Ange, ou " Victoire ailée", sculpture en bronze de 7 tonnes couverte
d'or qui commémore la bataille de 1810 pour la liberté, elle est l'œuvre
de l'architecte Antonio Rivas Mercado. L’Ange fait de bronze recouvert
d’or, il tient dans une main la couronne de laurier, symbole de la victoire,
et de l’autre une chaîne rompue, symbole de la fin de la domination
espagnole sur le Mexique. Chaque angle de sa base
est occupé par des statues symbolisant la Loi, la Justice, la Guerre et la
Paix. Ici reposent les restes d'Hidalgo, Morelos, Allende, Andrés Quinta Roo,
Guadalupe Victoria (premier président de du Mexique) héros de
l'indépendance. Le 28 juillet 1957, un tremblement de terre avait pourtant
provoqué sa chute et l'avait sérieusement endommagé. Heureusement, il fut
rapidement reconstruit et est la fierté des habitants de Mexico. Enfin, nous arrivons au Lienzo Charro del Pedregal qui doit son nom aux nombreuses formations de lave laissées par d'anciennes éruptions du volcan Xitle. Là nous assistons dans un magnifique corral à une "charrería ou charreada " sorte de rodéo, où les cavaliers "Charros " véritables icônes populaires qui se veulent toujours bel homme et ne peuvent faillir à leur réputation de macho ainsi que de belles amazones font merveille. Normalement c'est de père en fils que se poursuit cette tradition afin d'incarner les valeurs d'honneur et fierté du pays. Reconnue comme sport national dans les années trente.
Cette coutume
venue du nord du pays était en fait l'exercice quotidien des vaqueros
(vachers) qui devaient regrouper le bétail à l'aide de lassos etc....et faisaient
de leur adresse à cheval un véritable spectacle sportif qui s’inspire
directement du travail des éleveurs, et représente pour ces cavaliers émérites
de prouver leur véritable savoir dans le dressage et le maniement du lasso.
On l'aura compris cet exercice de force physique consiste à attraper au lasso un taureau, le mettre à terre puis lui passer des liens aux quatre pattes le plus rapidement possible; tandis que dans l'autre challenge le Charros tout en étant au galop dans "El Lienzo" sorte de couloir, à la poursuite d'un taureau (toritos ) doit en attraper la queue par la main et réussir tout en tordant celle-ci à le renverser dans l'arène " Ruedo ". Cette démonstration du jet du taureau par la queue compte parmi les exploits dangereux. Mais le dernier acte, le paseo de la muerte consiste lui à passer de son cheval à une autre monture préalablement excitée ... un véritable acte de bravoure.
Nous continuons par l'immense Avenue Insurgentes, (40 kms) voir le monument dédié au souvenir de Cuauhtémoc le dernier et courageux Empereur Aztèque ( Voir notre page sur Tenochtitlán ) fondée en 1551 tout le monde l'appelle ici CU celle-ci est indissociable de l' UNAM. Université Nationale Autonome de Mexico ( UNAM ) : Fondée dans les années 1950 -1955 dont la devise est : Por mi raza hablará el espíritu. " L'Esprit parlera par ma race". Elle fut le premier territoire libre de Mexico car elle assuma grâce à son autonomie une extraterritorialité supposée qui devait lui permettre une libre expression des idées.
Fréquentée par un
grand nombre d'étudiants, 150 000 et 28 000 professeurs !!
elle est
ouverte 24/24 avec sa très grande et belle Biblioteca
Central,
Le
mur sud surmonté de deux cercles proéminents évoque l'époque coloniale, sur
le mur nord c'est la culture aztèque, le mur ouest un un hommage à la culture
latino américaine. Nous passons par la très ancienne pyramide circulaire de
Cuicuilco qui jadis fut submergée par une coulée de lave de 8 m vers l'an
300 après JC. Elle est devenue une promenade bordée de hauts immeubles modernes, tous d’une architecture audacieuse, l’hôtel de Mexico étant sans doute le plus impressionnant
Polyforum Siqueiros : Vous arrivez devant une curieuse construction, faite extérieurement de 12 panneaux décorés comme les ailes d’une bête étrange, et, la séparant de la rue, une structure, sorte de grille, dans laquelle on peut voir les portraits des grands muralistes dont Diego Rivera et Orozco, bien sur, et une nuée de personnages qui marchent vers eux.
Les 12 panneaux sont difficiles à admirer, on manque de recul souvent, mais, quand même, quel souffle, quel sens des lignes, des courbes, de la perspective et quelle force dans le propos : le leader, l’arbre mort et l’arbre renaissant, le cirque, halte à l’agression, décalogue, Christ, la danse, le vol, hiver et été, le drame de la conquête (Cortés et la Malinche), musique, l’atome; voilà vous avez fait le tour et presque eu pitié de Cortés, nu sur son plateau, offert à notre regard dans toute sa dérision.
Mais les plus célèbres et populaires sont les Pumas de l'lUnam "Université autonome de Mexico" ils jouent au stade Olimpico de CU. L'équipe du mexique 2012 :
Museo Diego Rivera - Anahuacalli :
Difficile à trouver : perdu
dans le quartier Montezuma, sis dans la rue del muséo mais ignoré des taxis,
on finit quand même par y arriver. Bâtie sur une grande esplanade, réalisée en pierre volcanique et en forme de pyramide, c’est une étrange construction, datant de 1944, voulue par Diego Rivera pour abriter son immense et superbe collection de sculptures et objets d’art précolombiens que l’artiste a léguée à la ville avant sa mort. Magnifique idée et somptueuse collection, lieu étrange avec des escaliers et des niches dans tous les sens, on se perd, on se retrouve, on monte, on descend, on remonte jusqu'à avoir une très jolie vue sur les environs de Mexico puis, enfin, on découvre, dans une très grande pièce au 1er étage, l’atelier de l’artiste et surtout quelques ébauches de fresques et de superbes dessins .
Après cette 1ère journée forte en émotion nous décidons pour cette soirée d'aller dîner dans le quartier de la Zona Rosa dans une fonda (restaurant typique ) accompagnés par la musique des marimbas de la région de Veracruz . Demain
nous entamons lors de notre deuxième jour le très riche centre historique de Mexico.
¡ hasta mañana !
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