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Lila
Downs
:
Cette
artiste est répertoriée au rayon
« musique du monde » depuis plus de dix ans et s’est fait
connaître entre autres en raison de sa voix de mezzo-soprano, qui se décline
sur trois octaves comme l’aiment à rappeler les journalistes.
La
musique et ses paroles de chansons, à la fois variées et originales,
sont fidèles au modèle multiculturel que l’artiste représente et
enseigne.
Son père est biologiste, critique d’art, peintre et réalisateur
dans le Minnesota ; sa mère, originaire de l’Etat d’Oaxaca,
chante à México dans les cabarets. Les deux individus se rencontrent au
Mexique en 1958. Downs grandit en terre maternelle, à Tlaxiaco et à San
Miguel El Grande, dans
la Haute Mixtèque
, au son de la ranchera et du boléro. Elle vit ensuite à Los Ángeles et
à Minneapolis.
Downs obtient en 1991 un diplôme de chant à l’Université du
Minnesota, où elle valide également une thèse d’anthropologie portant
sur la portée identitaire et culturelle des tissages des femmes de San
Andrés Chicahuaxtla, une communauté indigène triquie située dans l’Etat
d’Oaxaca.
Elle commence à chanter avec deux groupes musicaux régionaux,
« Los Cadetes
de Yodoyuxi » et
« Trova Serrana », puis rencontre en 1993 son futur compagnon
de route, le saxophoniste Paul Cohen. Elle entame avec lui une
collaboration artistique qui les mènera des cabarets d’Oaxaca, de México
et de Philadelphie aux scènes internationales.
Elle chante et traduit ses
albums en anglais, en espagnol, mais aussi en langues indigènes du
Mexique (mixtèque, zapotèque, triqui, maya, nahuatl, p’urhepecha).
En
2010, la chanteuse a réalisé 3 Concerts en France.
Le 20 Mai à Metz L’Arsenal 23 Mai à Blois Festival Mix Terres 27 Mai à Paris La Cigale
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La voici de retour avec
uniquement 2
Concerts en France
Concerts en France.
2011
:
Lila
Downs
« La Misteriosa, l’orchestre de huit musiciens qui l’accompagne avec bonheur depuis ses débuts, permet à la chanteuse
“mexicaine”de donner ici toute la mesure de son talent »
15 Juin 2011 Toulouse Festival Rio Loco :
Scène Pont-Neuf
Suivi d'un concert du groupe Rock "Tex Mex " Los Lobos à 22
h
Renseignements 05 61 11 02 22
Plus
d'infos : http://www.rio-loco.org/lila_downs.html
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23 Juillet 2011
Théâtre du Canal Saint Sébastien
Martigues
Après plus de quinze ans de carrière internationale et onze albums
enregistrés, Lila Downs fera frissonner le public du Festival de
Martigues et l’envoûtera de sa mexicanité…20 mariachis de Colima et
de México ouvriront le concert de Lila Downs, un moment clef de
l’hommage consacré au Mexique
Plus
d'infos :
Festival de Martigues
contact@festivaldemartigues.fr

©Elena Pardo
Lila
Downs incarne le renouveau de la chanson engagée latino-américaine.
C’est au travers des chansons populaires mexicaines que l’art du chant
lui est apparu comme une nécessité : « Les mélodies
fortes me transportent dans un lieu qui me libère ».
Depuis 10 ans, Lila Downs s'entoure de 8
musiciens poly-instrumentistes qui forment le groupe la Misteriosa
Album
Lila Downs y la Misteriosa
En Paris Live à FIP
World Village, Harmonia Mundi, 2010
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| 1. El Relámpago |
9. La Cucaracha
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| 2. La Línea |
10. Los Pollos
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3. La Martiniana
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11. Naila
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4. La Cumbia Del Mole
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12. Arenita Azul
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5. Paloma Negra
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13. La Iguana
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6. Minimum Wage
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14. La Llorona
|
7. Justicia
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15. Perro Negro
|
8. Yo Envidio El Viento
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Lila Downs – chant, Celso Duarte - harpe, Yayo Serka - batterie, Samuel Torres – percussions, Rafa Gomez - guitare, Giovanni Buzzurro - basse, Carmen Staaf - accordéon
|
« Si les gens pouvaient connaître les symboles qui se reflètent dans les
« huipiles » [blouses traditionnelles] d’Oaxaca qu'elle-même
portait, ils comprendraient mieux le Mexique. Faire connaître le contexte
culturel qui l'entourait et qu'elle concrétise dans son œuvre, c'est témoigner
que nous sommes vivants, dans toute notre diversité et notre richesse
culturelle. Il y a beaucoup de femmes qui nous rappellent Frida à Oaxaca. »
Au cours
de la soixante-quinzième cérémonie des Oscars à Hollywood (2003), le
film Frida remporte deux Oscars, pour le meilleur maquillage et la
meilleure musique originale – signée par Elliot Goldenthal, l’époux de J.
Taymor. Downs chante sur scène le duo «
Burn it blue »
avec Caetano Veloso. Ce dernier est le fondateur du mouvement tropicaliste qui
jaillit au Brésil en 1967, en écho à l’effusion des dictatures, des
agitations politiques et des soulèvements d’opposition. C. Veloso est un échantillon de la « nouvelle chanson » américaine, abondante et variée.
Downs
reste aussi fidèle aux fêtes d’Oaxaca, permettant la découverte
d’endroits locaux et nationaux. Depuis 1999, elle organise chaque année un
concert à México et à Oaxaca pour le fonds de bourse « Guadalupe
Musalem » du « Grupo de Estudios
sobre la Mujer “Rosario Castellanos” », créé en 1995 par
Margarita Dalton pour que des jeunes femmes indigènes d’Oaxaca, Mixtèques,
Zapotèques de
la Sierra Norte
et Mixes de Tlahuitoltepec, puissent passer le baccalauréat et rester vivre
dans leur communauté, parfois pour participer à des campagnes de santé et
d’éducation (égalité des genres, droits sexuels et reproductifs, alphabétisation).
La chanteuse fait également partie du Conseil Consultatif de l’association Semillas.
En résidant à la fois à Coyoacán et à New York, ainsi qu’en voyageant à
travers le monde à l’occasion de ses concerts et rencontres, elle illustre la
multiplicité des identités contemporaines. Textuellement et musicalement,
Downs brouille aussi les identités, les frontières et les siècles, se
rattache à un fond commun de mythes et de chansons, trace un pont entre les générations
et les cultures parce que les situations de crise se font écho. Elle propose
une fusion de musiques hétérogènes, ses musiciens sont professionnels et
proviennent du monde entier. Parallèlement, elle aime s’inspirer de la
nostalgie ainsi que des images et des vêtements indigènes et provinciaux de la
région où elle est née.
Downs a été lancée par des labels indépendants avant d’être récupérée
par les Majors. Sa maison de disques, Narada, a été fondée aux U.S.A. en
1983. Elle s’engageait à distribuer de la musique « New Age » et
celtique, du « nouveau flamenco », du jazz, de la guitare acoustique
et du piano. Elle a été rachetée par EMI/Virgin Record America en 1997. Elle
regroupe aujourd’hui plus de quatre-vingts artistes et plusieurs labels, comme
« Real World Records » de Peter Gabriel, « Back Porch » (roots
rock, country), « Higher Octave » (new age) ; elle travaille
depuis plus récemment avec le
« Blue Note Label Group ». Le magazine Billboard
lui a octroyé deux fois le prix de la meilleure compagnie de disques adulte
alternative-New Age des Etats-Unis.

Sa
discographie :
Album - Shake Away / Ojo de Culebra ” 2008
Dans cet album Shake
Away / Ojo de Culebra,
présenté à l'Alhambra de Paris le 21 novembre 2008,
Lila Downs
devient « curandera », guérisseuse traditionnelle qui soigne
par la musique et les mots ses propres blessures intimes ou sociales et
celles de ses congénères. Ses paroles, chantées en espagnol ou en
anglais, appellent à plus de sensualité et d’engagement.
Le
premier morceau, « Ojo de culebra » (« Œil de couleuvre »),
dont s’inspire le titre de l’album, fait référence à cet état de
mutation "reptile-humain" par lequel la chanteuse
est passée pour pouvoir "digérer", entre autres, la crise
d’Oaxaca en 2006 et la répression policière qui a touché les siens.
L’animisme indigène particularise la perception de Downs.
Ce système
polythéiste, qui réunit des opposés sans contradiction, s’inscrit
dans des images et des mythes. Il se définit par la notion indigène de
tonalisme, soit la croyance en un double, avec qui l’on communique selon
un principe de réciprocité, et par celle de nahualisme, qui désigne la
capacité surnaturelle à se transformer.
Cet album se
présente plus que jamais comme un travail d’équipe international,
illustré par de nombreuses chansons en duo comme « Ojo de culebra » avec La Mari,
chanteuse du groupe andalou Chambao, « Justicia », aux côtés
du rocker espagnol Enrique Bunbury,
« El
perro negro »,
avec Ruben Albarran du groupe
mexicain Cafe Tacuba ou « Tierra de Luz » un hymne nostalgique interprété avec la
diva argentine Mercedes Sosa. Downs reprend également des classiques comme « Yo
envidio el viento » de Lucinda Williams et « Black magic woman »
de Peter Green joué par le Fleetwood Mac et repris par Santana dans les années soixante-dix. Pour
adapter et/ou composer, Downs s’est entourée de musiciens mexicains, vénézuéliens,
chiliens, cubains, étatsuniens et autres, qui proposent un docte mélange
d’instruments (vihuela, charango,
piano, timbales, accordéon…), de rythmes et de chansons
traditionnelles, modernes et contemporaines.
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1.
Little man
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2. Ojo
de culebra- (featuring
La Mari
)
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3. Minimum
wage
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4.
Perro negro - (featuring Ixaya Mazatzin Tleytol)
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5.
Yo envido el viento (I Envy The Wind)
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6. Skeleton
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7.
Black magic woman- (featuring Raul Midon)
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8. I
would never
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9.
Justica (featuring Enrique Bunbury)
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10. Taco
de palabras
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11. Los
pollos
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12. Tierra
de luz
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13.
Silent thunder
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14.
Shake away
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15. I
envy the wind
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16.
Nothing but the truth
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Shake Away / Ojo de Culebra 2008
- Label Manhattan
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Album
- LA CANTINA “entre copa y
copa...” 2006
La pochette de l’album, qui représente
Lila Downs
avec sa guitare en image infographique couleur, pourrait amener à une réflexion
sur le « cyborg », cet art de la déformation et de la simulation
qui invite à relier réel et virtuel. La pochette comporte des photos des
musiciens en noir et blanc ainsi que des vers composés par des poètes
mexicains, Guadalupe Galván et Raúl Gatica. Au niveau musical, les influences
de plus en plus modernes et métissées sont le fruit des séjours de Downs dans
les villes cosmopolites de New York, Austin et México. Downs
réhabilite les chansons rancheras mexicaines familiales, festives et/ou
nationalistes, que
l’on entend dans les « cantinas » de México et qui constituent,
selon elle, sa première influence musicale.
 |
Lila Downs. La cantina. “Entre copa y
copa....
Downs réhabilite les chansons rancheras mexicaines familiales, festives et/ou nationalistes.
|
Ce répertoire « ranchero » comprend quatre classiques composés par José Alfredo Jiménez dans les années cinquante et soixante (« Tu recuerdo y yo », « Pa’todo el año », « La noche de mi mal » et « Amarga navidad »), ainsi que les chansons « La cama de piedra », un corrido de la révolution mexicaine popularisé par le « ranchero » Cuco Sánchez, « Penas del alma » de Felipe Valdés Leal et « La Tequilera ». d’Alfredo D’Orsay Sotelo, une chanson ranchera rendue célèbre par Lucha Reyes dans les années quarante. Downs joue sur différents rythmes et manières d’expression : cordes, métaux de la « banda », accordéon... Elle reprend aussi des chansons mexicaines traditionnelles et rurales qui chantent la fertilité de la terre et de l’amour : « El relámpago », interprétée selon le vieux style mariachi de Michoacán ; « Árboles de la barranca », accompagnée par un orchestre de « banda » et « Yo ya me voy », une chanson polyphonique « cardenche » de la Région de La Laguna, dans les Etats de Durango et Coahuila. La chanteuse interprète également un narcocorrido, « El Centenario», composé par Mario Quintero Lara et rendu populaire par Los Tucanes de Tijuana.
Elle offre enfin quatre compositions en hommage aux femmes
mexicaines. La version espagnole «
La cumbia del
mole
» et la version anglaise « La
cumbia del mole (English version)
» reprennent la recette du « mole » d’Oaxaca, une
sauce que les gens dégustent au cours des fêtes patronales. « El
corrido de Tacha "la teibolera" » se
penche sur l’histoire d’une parente de Downs qui a dû fuir sa communauté
rurale pour la ville et vivre de son chant, de sa danse et de son charme. «
Agua de rosas » retrace le rituel du bain de roses que les « curanderas
» de Juchitán ont proposé à Downs pour effacer sa tristesse.
La
cantina
s’inscrit dans une ambiance assez nationaliste. Dans «
La cumbia del
mole
» et
« La cumbia del mole
(English version) », la recette du « mole »
d’Oaxaca prend une importance symbolique : comme la musique, elle image
à la fois une histoire ancienne, voire millénaire, et une réalité fuyante en
état de mue perpétuelle, qui illustre d’une certaine façon la mobilité des
identités. « El corrido de Tacha "la teibolera" » porte
sur
un
message du même type mais à partir d’un autre trait culturel, le sexe ;
Downs montre que le « table dance » s’inscrit dans la continuité
des « ficheras » et qu’artistes et spectateurs peuvent y trouver
du plaisir bien que toute forme d’exploitation des corps par le pouvoir
masculin soit condamnable. « Agua de rosas » qui s’inspire de la
poésie magique et érotique de Macario Matus est un peu comme un dialogue avec
Idalia Linares de Juchitán depuis le royaume des morts ; la musique
populaire prend une valeur sacrée ou rituelle, comme un appel à la protection.
|
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1.
La cumbia del mole
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2. El corrido de tacha "
La Teibolera
"
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3.
Agua de rosas
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4.
Tu recuerdo y yo
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5.
La cama de piedra
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6.
El relampago
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7. Penas del alma
|
La cantina – “Entre
copa y copa, canciones de cantina”,
Narada Records-Virgin / Peregrina Music, 2006.
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8.
La tequilera
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9. Pa todo el ano
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10.
el centenario
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11. La noche de mi mal
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12. Arboles
de la barranca
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|
13. La cumbia del mole (English version)
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14.
Yo ya me voy
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15. Amarga navidad
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Album Una
sangre / One blood 2004 : Selon
Lila Downs
, l’album vise à rechercher ce
qui unit l’humanité, sur le modèle de l’association « Esperanza Unida »
dont le slogan a inspiré le titre de l’album (paratexte d’Una sangre).
 |
Lila Downs. Una Sangre / One Blood.
Downs revisite des standards de la musique mexicaine comme « La Bamba », « La Cucaracha » ou encore « Paloma Negra ». Una Sangre: One Blood renferme également des compositions originales de Downs chantées en espagnol et en
anglais. |
La modernité de Downs la pousse une nouvelle fois à expérimenter en
s’entourant d’une équipe musicale interculturelle, dont les
performances musicales, entre folk mexicain, pop, jazz, blues, funk,
reggae, gospel, rythmes latinos, brésiliens, afro-cubains ou flamenco, sont très
variées. L’artiste reprend de
nombreuses chansons régionales : « Cielo rojo » des frères Záizar
Torres et « Paloma negra » de
Tomás Méndez Sosa, deux chansons « bravías » - ranchera ; « La
bamba », un « son » jarocho anonyme, fusionné à
partir de musiques africaines, cubaines et mexicaines ; «
Tirineni tsïtsïki », transcrite et traduite du p’urhépecha par
Jorge Vázquez, en offrande à la Déesse du Jour des Morts ; « La
Cucaracha », chanson révolutionnaire mexicaine de Rafael Sánchez
Escobar arrangée selon des rythmes de guaracha et de hip hop
« Yanahuari nïn »,
un air triqui en hommage au promoteur biculturel Fausto Sandoval Cruz et à la
communauté de San Andrés Chicahuaxtla (Oaxaca). « Viborita »
constitue l’adaptation d’une chilena anonyme de
la Costa Chica.
Quant aux compositions, elles chantent les femmes et l’union mexicaine
ou latine. « Brown paper people » parle de la colonisation et de ses conséquences,
des gens à la rue. « Dignificada »,
qui reprend le refrain du boléro d’Armando Villareal, « Morenita
mía », est une ballade en hommage à la chaman mazatèque María
Sabina (1894-1985) d’Oaxaca ainsi qu’à l’avocate mexicaine Digna Ochoa
(1964-2001), assassinée sous des conditions étranges. « Malinche »
représente une dédicace à l’Indienne Malinalli (1502-1529) qui
donna son nom, Malinche, au conquistador Hernán Cortés ; Downs y incruste
une chilena de huit vers. Le blues «
Mother Jones » constitue une offrande à la diaspora afro-caribéennne
et à l’Irlandaise Mary Harris
Jones (1837-1930), syndicaliste et féministe convaincue. Enfin, « One
blood » et « Una sangre
» représentent deux versions jumelles d’un texte composé par Downs
à partir de chansons d’Arcadio Hidalgo, en hommage au poète aussi soldat,
indépendantiste et héros national de Cuba, José Martí (1853-1895) ; «
Una sangre » bénéficie du rythme de la cumbia du nord du Chili.
L’album
Una sangre se tourne plus vers
la recherche de ressemblances que des différences. Downs s’entoure de femmes
courageuses, différentes, à la vie édifiante, souvent tragique et menée par
la passion. « Viborita »
s’ancre dans le décor de
la Costa Chica
et appelle au respect du corps féminin, à plus d’harmonie au sein des
relations amoureuses. Dans « Dignificada »,
Downs développe l’idée selon laquelle rien ni personne ne pourra faire que
Digna Ochoa ainsi que les femmes de Ciudad Juárez, les Chicanas, les « curanderas »,
et les disparus des années soixante-dix soient oubliés parce qu’il existera
toujours une résistance face au destin, au temps, à la distance, à
l’absence et surtout à l’ordre social sexiste et criminel qui impose le
silence et l’invisibilité.
Dans « Malinche », Downs fait de Marina une autre idole
parce qu’elle traduit la rencontre du Vieux Monde et du Nouveau Monde, parce
que comme María Sabina par exemple, elle s’interpose entre deux mondes opposés,
avec l’idée d’un échange, d’une négociation, d’un jeu. « Mother Jones », qui s’appuie sur les histoires de Mary Harris
Jones et de Jeanne d’Arc, révèle que la distribution inégale du
pouvoir prend racine dans la sexualité et que ce phénomène est légitimé par
le pouvoir, y dans les sociétés modernes. «Brown
paper people » s’inspire du hip-hop pour dessiner les contours d’un
monde dangereux, qui prend racine dans la colonisation et le machisme ; par
le biais du rap, Downs appelle à la création de l’homme nouveau. Dans
« One blood » et «
Una sangre », les discours de José Martí et d’Arcadio Hidalgo ainsi
que le symbole du sang viennent représenter la vie et la force des travailleurs
en lutte contre le néo-libéralisme et le matérialisme.
|
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1.
Viborita
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|
|
2.
Dignificada
|
|
|
3.
Cielo
rojo
|
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4.
La
bamba
|
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|
5.
One
blood
|
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|
6.
Malinche
|
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Una
sangre. One blood,
Nara Music (BMI)/Cloud People Music (BMI)/Virgin, 2004
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7.
Tirineni
tsïtsïki
|
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|
8.
La
cucaracha
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|
|
9.
Mother
Jones
|
|
|
10.
Paloma
negra
|
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|
11. Brown
paper people
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|
|
12.
Una
sangre
|
|
|
13.
Yanahuari
nïn
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|
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|
Album
du
film Frida 2003
:
Lila
Downs intervient notamment en tant qu’actrice dans le film Frida, réalisé
par Julie Taymor, qui retrace la biographie d’une des figures les plus
demandées en Amérique Latine depuis l’après-guerre, la peintre Frida
Kahlo; à cette occasion, l’artiste signe quelques chansons. Le
rôle de Khalo est endossé par l’actrice libano-mexicaine Salma Hayek.
|

|
Lila Downs.
Frida.
Ce CD est la bande originale du film Frida de Julie Taymor. Dans le film, Downs apparaît très occasionnellement pour chanter un morceau. Le rôle de Khalo est endossé par l’actrice libano-mexicaine Salma
Hayek. |
La rencontre imaginaire de Downs et Kahlo est décisive :
elle consacre le dévolu que porte la chanteuse à une autre artiste qui a su créer
comme elle un univers pictural tourmenté par la mort et animé du goût de la
mise en scène, du double, de la métaphore, du paradoxe, de l’humour, entre réalité
et utopie, vie et œuvre, une alliance ironique d’avant-garde et de culture
officielle.
L’intérêt
de certains contemporains pour cette peintre dérange parce qu’il existe une
forme d’exploitation commerciale et politique, baptisée "fridamania",
née autour de l’image de Kahlo (vêtements, accessoires, parfums,
peintures…). Parallèlement, les institutions ont resitué Kahlo dans
l’histoire du féminisme patriotique mexicain et cette récupération semble
s’orienter vers la gloire de la culture institutionnalisée, l’occultation
de la misère sociale et le développement du tourisme de masse.
A
ce "kitsch" officiel s’oppose une récupération subalterne et
c’est en ce sens que Downs semble partager avec la peintre une humilité
incontestable. Cette ressemblance intellectuelle, et même physique, renvoie à
l’idée indigène de réciprocité liée à l’âme double ou tonale. En
transcendant l’unicité de sa propre personne, en répétant qu’elle n’est
pas la seule à ressembler à Frida Kahlo et à porter le costume traditionnel
de l’Isthme de Tehuantepec, Downs fait aussi de Kahlo un « exemple agi »,
un modèle de fierté et de résistance pour ses contemporains. Kahlo représente
une artiste irrévérencieuse qui a cherché à dramatiser sa vie. Elle s’est
emparée du mythe identitaire révolutionnaire et de sa contrepartie, le mythe
de l’autre ; cette démarche a déclenché un grand intérêt pour son œuvre
à l’étranger. Il est comique, voire tragique, qu’elle n’ait pas pu échapper aux schémas
consuméristes qu’elle-même critiquait. La « Fridamania » qui
s’en est suivie semble pourtant inévitable si l’on pense à l’étroite
relation dans l’histoire de l’art populaire entre mythe et culte. Malgré
toute cette mercantilisation, le spectateur peut encore voir en Kahlo une résistante
du « Tiers-monde », un exemple à suivre.
La bande originale composée par Taymor et son époux Elliot
Goldenthal regroupe cinq morceaux musicaux interprétés par Downs, un mélange
oxymorique sans mesure : «
Benediction
and dream » et
«
Estrella
oscura »,
deux airs cosmiques contemporains qui se font écho, «Alcoba
azul »,
un tango d’Hernán Bravo Varela,
une version de
« La
Llorona »,
enregistrée avec la participation de l’orchestre Mariachi Juvenil de
Tecalitlan de México, «
Burn it blue »,
un duo
en espagnol et en anglais entre
Lila Downs
et le Brésilien Caetano Veloso - une chanson qui constitue le générique du
film et dont les paroles reviennent à J. Taymor – et enfin un morceau non
reproduit dans le support audio, « La
Borrachita »,
une valse mexicaine traditionnelle d’Ignacio Fernández Esperón. «
Benediction
and dream »,
« Alcoba
azul », « Estrella
oscura » et
«
Burn it blue »
ont en commun quelques paroles ainsi qu’une musique obsédante,
mystérieuse, religieuse presque. Les textes proposent un monde sens dessus
dessous où la normalité telle qu’elle existe habituellement n’occupe plus
la même place ; le bas se renverse dans le haut, le blanc est noir, le
jour est nuit, le ciel devient l’enfer et vice-versa. Dans le cadre de cette
problématique des différences et des transformations, le texte et la musique
sont artifice, interrogation sur l’être, sur la culture, quête et finalement
religion du vide, du néant et du Big-bang.
Le chaos éclate à son paroxysme, si bien que l’on pourrait qualifier
ces morceaux d’« apocalyptiques ».
Elliot Goldenthal, Frida, Deutsche
Grammophon, 2003.
Dans cette page
nous rendons un hommage à Diego et Frida, la rencontre de deux destins extraordinaires...
Frida, sa rencontre avec le peintre mexicain Diego Rivera et leur vie tumultueuse .. ainsi que le film dont ils sont les héros .
Album
Border - La
Línea
2001: Le
titre est une dédicace aux migrants gravitant dans l’espace militarisé ou désertique
entre Mexique et U.S.A. et une référence plus large à tous les types de
lignes. La frontière constitue une notion-clé. Elle a une réalité empirique :
en tant que limite, elle sépare les territoires, les nations, les langues, les
classes sociales et politiques, les genres et les individus. Des personnes
gravitent autour de la ligne, la traversent ou sont confrontées à son caractère
infranchissable : elle sépare comme elle unit. La frontière crée aussi
de l’altérité, de nouvelles identités et des échanges symboliques. Elle
sera pour Downs le lieu du refuge quand elle cherche à s’éloigner des
discours et des pratiques de genre trop marqués. L’existence de régions
frontalières et d’interactions incite en effet à recréer et non pas à
figer le sens pour lui donner une seule vérité.
 |
Lila Downs Border.
La Línea.
Le titre est
une dédicace aux migrants gravitant dans l’espace militarisé ou désertique
entre Mexique et U.S.A. et une référence plus large à tous les types de
lignes. |
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1. Mi
corazón me recuerda
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2. El feo
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3. Sale sobrando
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4. Corazoncito tirano
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5. La niña
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6. Cumbia
maya. Hanal weech
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7.
Medley. Pastures
of plenty / This land is your land / Land
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Border.
La
Línea, Narada World / Peregrina Music, 2001.
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8.
La línea
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9. El bracero fracasado
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10.
Tránsito
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11. Smoke (Acteal)
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12. La Martiniana
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13. Soy pescador
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14.
La Llorona
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15.
Perhaps, perhaps, perhaps
|
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Album
Tree of Life
/. Árbol de
la Vida. Yutu
Tata
1999
:
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Lila
Downs Tree
of life. Árbol de
la vida. Yutu
tata.
Dans cet
album, l’Arbre de la Vie associé au mythe de fondation mixtèque est un
leitmotiv. |
Il
est dédié au peuple mixtèque, « ñuu
savi » ou « pueblo de la
lluvia ».
Lila Downs
a pour sources d’inspiration les codex mixtèques, leurs pictogrammes qui
narrent la mythologie et l’histoire mixtèques, ainsi que l’histoire orale
contenue dans les légendes que lui contait sa grand-mère maternelle. Dans cet
album, l’Arbre de la Vie associé au mythe de fondation mixtèque est un
leitmotiv : c’est à la fois le titre de l’album, une illustration et
une chanson («
Árbol de la vida »).
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1.
Simuna
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2. Nueve viento Koó sau
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3. Arenita
azul
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4. La iguana
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5. Yunu yucu ninu
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6. Xquenda
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Tree of life. Árbol de la vida. Yutu tata, Narada World/Virgin, 1999
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7. Nueve hierba Lin yuku kuii
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8. Tres pedernal Yuu
yuchi-ri
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9. Luna, del ombligo enterrado, Jiti koó, ja chinduji-yo ja'a yau
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10. Semilla
de piedra Ntikin nuyúu
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11. Árbol de la vida
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12. Icnocuicatl
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13. Uno muerte Iin añu kuu ia ni knatii
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Album
la Sanduga 1997 :
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Lila
Downs. La Sanduga
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Dans
La Sandunga,
Lila Downs
prône un retour aux racines et aux traditions populaires nationales ou régionales,
qu’elle fusionne avec du jazz ou d’autres genres musicaux latino-américains.
Son corpus comprend un
corrido (« El venadito »),
une chanson romantique régionale - aussi hymne des Mexicains expatriés
- de José López Alavez (« Canción
mixteca »), une
ranchera composée par Manuel R. Piña (« Pobre
changuita »),
un son jarocho devenu fameux dans l’Isthme de Tehuantepec et ailleurs (« La
Llorona »), une valse
rituelle zapotèque de Máximo Ramón Ortiz, (« La Sandunga »), un
poème en hommage à l’arbre source de vie du poète contemporain Juan
de Dios Ortiz Cruz (« Yunu yucu ninu »),
une chilena de
la Costa Chica
d’Álvaro Carrillo (« Pinotepa »),
des boléros du même auteur («
Sabor a mí », «Un
poco más ») ou de
Downs et Cohen (« Tengo
miedo de quererte ») adaptés
en jazz lent ainsi qu’en bossa-nova, en soulignant les rythmes
africains.
La chanteuse présente également
une reprise de la chanson zapotèque « Naila » et
de son corrido « Ofrenda ».
Dans l’édition de 2003,
Downs ajoute à sa sélection trois morceaux tirés de l’album Trazos (1999) :
une autre version du huapango «
La Malagueña », ainsi que
deux boléros, « Perfume de gardenias »,
du Portoricain Rafael Hernández Marín,
et « Bésame mucho »
de Consuelo Velásquez – une voix de femme.
L’ensemble musical de La
Sandunga (piano, clarinette, saxophones ténor et baryton, guitare, basse,
percussions) regroupe des Mexicains ; seul Paul Cohen fait exception. Plus
d’anglais comme dans ses premiers enregistrements : Downs chante
essentiellement en espagnol et un peu en mixtèque.
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1.
La
Sandunga
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2.
Pobre
changuita
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3.
Naila
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4.
Tengo
miedo de quererte
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5.
Un
poco más
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6.
Sabor
a mí
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7.
Ofrenda
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La
Sandunga, Aries-BMG, 1997 /
Narada World ou
Peregrina Music, 2003 [2nde éd.].
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8.
La
Llorona
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9.
Yunu
yucu ninu
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10.
Canción
mixteca
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11.
Pinotepa
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12. El
venadito
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13.
Perfume de
gardenias (2003)
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14.
La Malagueña (2003)
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15.
Bésame mucho
(2003)
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Cette page a été réalisée en collaboration avec
Mélanie
Gloria Roche
Les textes et photos sont extraits de sa thèse - © - L’arbre de
Lila Downs
: identité, expressions de genre et constructions musicales.
Doctorat en Littérature et civilisations hispaniques & Histoire Laboratoires :
LIRA/ERIMIT (Université de Rennes 2, France) ; « México-Francia :
presencia, influencia, sensibilidad » (Benemérita Universidad Autónoma
de Puebla, Mexique). 2008.
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17/01/2012
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Lila Downs en concert au festival
Rio Loco 2004 de Toulouse
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