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LE
MURALISME "
ou
l'élément emblématique de la modernité mexicaine.....
Comment donc évoquer la
peinture mexicaine sans parler des muralistes ?
Cette forme d’art pourrait être la raison d’un voyage au
Mexique, tant ce mode d’expression est lié à l’identité
mexicaine et a atteint des sommets jamais égalés dans aucun
autre pays.
Ce mouvement est l'incarnation
au plan artistique de l'esprit révolutionnaire. La
révolution éclate au Mexique en 1910 et se prolonge pendant 10
ans. Elle va constituer un tournant majeur dans l’attitude des
artistes et dans leurs orientations artistiques.
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En effet, certains s’engagent dans la
lutte armée. Plus généralement, la révolution entraîne une prise de
conscience de la richesse culturelle mexicaine et la (re)découverte de
" l’associé ". Le premier but artistique du mouvement
pictural est donc la propagande : sur les murs des bâtiments publics, les
muralistes veulent avant tout célébrer la révolution. Au milieu du
chaos, l'art a rempli une fonction sociale pour communiquer les idées de
la révolution au peuple.
Si l’on distingue, généralement, deux
périodes dans l’histoire de l’art mexicain, l’une coloniale et l’autre moderne débutant en 1810 avec l’insurrection lancée par Morelos, c’est dans les années 1920, après la chute de Porfirio Diaz et la révolution de 1910, que l’on assiste à une véritable renaissance de cet art typiquement mexicain et que l’on va parler du mouvement muraliste bien au-delà des frontières du pays.
Il faut savoir que ce mode d’expression était une tradition chère aux Mexicains. Les peuples préhispaniques, en effet, peignaient, déjà, sur les murs de leurs temples et de leurs tombes, des fresques dont on trouve des vestiges dans les musées ou sur certains sites ( Bonampak, Teotihuacan, etc...). Ces fresques devaient informer sur les activités économiques, les rituels religieux, les généalogies…
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LES
MURALISTES "
| L'Academia
San Carlos de Mexico
Diego Rivera, José Clemente Orozco, David Alfaro Siqueiros , Rufino Tamayo
passeront tous les quatre dans cette célèbre Academia San Carlos de
Mexico . A cette époque ce qui a fait la différence entre cette
école d'art et les autres académies, c'est le sentiment de fierté
nationale du corps enseignant. Au lieu de faire travailler les élèves en
atelier, devant des modèles de plâtre, ou de les faire copier des
œuvres venant d'Europe, les professeurs les envoient dans la rue et à la
campagne, pour qu'ils puisent leur inspiration directement dans la
réalité mexicaine. |
Dans
les années 1920, sous le gouvernement d’Alvaro Obregon, le ministre de l’Education
José Vasconcelos lance un programme culturel gouvernemental auquel il
associe le peintre Diego Rivera qui rentre d’un long séjour en Europe.
Ce
programme est destiné à décorer les édifices publics (hôpitaux, écoles,
lycées, ministères), en présentant sur leurs murs l’histoire de la culture
du Mexique et Vasconcelos veut que soient reprises les traditions de la couleur,
des formes et de la narration des muralistes indigènes; un nouveau mode d’expression
artistique est recherché.
Vasconcelos
invite donc plusieurs peintres à un
voyage qu’il organise dans le Yucatán; il leur fait visiter les sites archéologiques
afin qu’ils se familiarisent avec le patrimoine artistique mexicain. Diego
Rivera est du voyage. Le ministre est décidé à soutenir, après tant d’années
d’oppression hispanique et chrétienne, les aspirations de la population
indienne à l’égalité sociale et raciale et à aider son pays à retrouver
son identité culturelle.
Rivera
conçoit, ainsi, l’idée d’un art au service du peuple qui lui racontera
son histoire.
Autour de ces préoccupations, un mouvement se crée à l’Ecole
Préparatoire de Mexico. Cette ancienne école de jésuites, le collège
San Ildefonso, est l’antichambre obligée de toute étude universitaire
artistique sérieuse.
Soumis à l’influence européenne, sous le règne de Porfirio Diaz,
ce collège avait depuis adopté toutes les vagues de nationalisme entraînées par la révolution
et était devenu un foyer de la renaissance du patriotisme mexicain.
Sous la
houlette du syndicat des peintres, sculpteurs et graveurs révolutionnaires, le
mouvement muraliste naît.
Diego Rivera, David Alfaro Siqueiros et,
bientôt,
José Clemente Orozco en font parti et en sont les principaux acteurs.
L’art
qu’ils veulent développer est fortement conçu comme un mouvement politique révolutionnaire
et fait l’objet d’un manifeste: l’art se met au service du peuple et de
ses revendications sociales.
Cet art populaire doit permettre d’éduquer les
masses en leur délivrant un message facilement compréhensible: " les murs
doivent être comme des livres ". L’art doit être un retour aux sources,
mettant en valeur le peuple et ses traditions, mais, en même temps, une
dynamique de progrès.
En
1922 Rivera commence sa première peinture murale, «la création», à l’École
Préparatoire. Il est déjà un
peintre célèbre dans son pays et mondialement connu. Il s’attaque à
l’amphithéâtre Bolivar, tandis qu’Orozco peint les murs mais, aussi,
Siqueiros les fresques du petit patio. Citons, également, Jean Charlot qui, sur
le mur du grand escalier, relate la chute de Tenochtitlan. C’est le coup
d’envoi d’une longue série d’œuvres qu’il faut absolument découvrir
en même temps que l’on visite le pays.
Mais, d’abord, qui sont-ils ces trois
grands ?
Le
plus connu, le plus prolixe, le plus légendaire, aussi, est sans conteste
Diego Rivera. Son nom est autant associé à sa femme, Frida Kahlo,
qu’au muralisme.
Voir la page spéciale
que nous avons consacré à la vie tumultueuse des ces deux immenses artistes.
Diego Rivera
Aimait rappeler ses origines : "espagnole,
allemande, portugaise, italienne et juive". Il était, surtout, fier d’avoir
une grand-mère d’origine indienne. Il fera un long séjour en Europe, en
France notamment, où il est surnommé le cow-boy, et en Italie où il passe
plus d’un an et demi à étudier la peinture et les fresques, de Pompéi à
Venise, de Rome à Vérone. Il ne
rentrera au Mexique qu’en 1921. Son «bras» se met alors au service de son
pays et, avec une inspiration à la fois marxiste et indienne, il va, sur les
murs, en écrire l’histoire. Qui mieux que lui sait mêler l’horreur de la conquête espagnole,
l’aliénation des indiens, l’omniprésence du clergé, à la quiétude de ce
peuple pacifique et plein de ses traditions ? Il le peint, le plus souvent,
paisible, coloré, plein de rondeurs, tandis que les conquérants espagnols sont
aigus comme leurs lances. Qui, mieux que lui, sait décrire au vitriol
l’empire de l’argent et son pouvoir, celui de l’exploitation des hommes,
en même temps que l’aspiration de ces mêmes hommes à un monde plus juste et
plus humain?
Il est né le 8 décembre 1886 à Guanajuato.
Tôt dans son enfance, il
est confronté à la mort, notamment à celle de son frère jumeau. Cela
le marquera à un point tel que la mort et son antithèse, la vie, seront
des thèmes récurrents dans ses peintures car depuis
son plus jeune âge, le petit Diego montre des qualités artistiques. Un
talent qu’il va développer à l’Académie des Beaux-Arts de San
Carlos contre la volonté de son père, qui voulait le voir entrer à l’école
militaire. En 1906, une bourse du gouverneur de l’État de Veracruz et
la vente de plusieurs toiles lui permettent de partir pour l’Europe Peintre
muraliste, dessinateur, graphiste, illustrateur, architecte et sculpteur
c'est certainement l'artiste latino-américain le plus connu mais non le
moins controversé.
Après
une formation classique, à vingt ans, il part pour l'Europe, s'établit
à Paris, plus précisément à Montparnasse, où il rencontre Mondrian,
Breton, mais aussi Ehrenbourg et Trotski..
Il se lie aussi d’amitié avec plusieurs peintres, dont Amedeo Modigliani.
Avec Pablo Picasso, il fréquente les quartiers de Pigalle mais leur amitié
tournera au vinaigre. Leur rivalité, autant dans la peinture que sur le plan
donjuanesque, sera la cause de leur conflit.
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Mais
c'est grâce à Angelina Beloff, sa première compagne, puis Marevna
Vorobiev, qu'il pénètre le cercle de la colonie russe. La découverte
des oeuvres de Goya et du Greco lors d'un passage en Espagne le marque
profondément.
En 1913, à Paris toujours, il s'exerce au cubisme
analytique dont il donne une version si personnelle qu'elle lui vaut
critique et polémique, jusqu'à opérer une scission avec ses amis. Il se
remet alors sur la voie de la peinture figurative et découvre l'œuvre de
Cézanne, tandis qu'Ingres et Renoir viennent également influencer sa
vision du portrait.
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André Breton, Diego Rivera
, Leon Trotsky
- Mexico 1938 -
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Pour
réaliser son premier mural
à l'école préparatoire nationale
"la création," le nouveau Ministre de l'éducation José
Vasconcelos voulait une composition qui symboliserait la fusion
potentielle de la tradition indigène avec les impératifs moraux de la religion
de judéo-chrétienne et les normes intellectuelles de la civilisation hellénique
. Pour accomplir cette idée, Diego a essayé de combiner les figures indigènes
avec ses études italiennes .
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"Mon style naquit comme un enfant, avec cette différence
que la gestation, douloureuse , a duré trente-cinq ans."
Diego Rivera
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"La Calavera Catrina" qui représente la bourgeoise citadine de fin
de siècle, est ici une allusion à la déesse-mère aztèque Coatlicue,
souvent représentée par une tête de mort. Elle porte le serpent à plumes,
symbole représentant son fil Quetzalcóatl
, comme un boa autour du cou et le fermoir de sa ceinture est le signe de
"Ollin", le mouvement perpétuel. Accompagnant la déesse, qui est également
mère ou tutrice de Rivera, la source de la vie et du génie mexicain et le
principe duel de la mythologie préhispanique; l'équivalant du Yin et du Yang
chinois que Frida tient à la main. L'autre main de F. Kahlo est posée
maternellement sur l'épaule du jeune Diego qui, sous sa protection, s'apprête
à découvrir le monde de la vie….
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Il faut admirer
sous ses fresques colorées les grisailles que Diego Rivera peint comme un complément
à son récit principal, comme s’il écrivait au bas de ses fresques pour
souligner son propos. Cette technique qui utilise les seuls tons de blanc noir
et gris, permet d’intégrer, par les lumières et les ombres, le rythme de ces
sobres panneaux aux traits colorés que l’on trouve dans les parties supérieures.
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Il
meurt en 1957, déjà devenu de son vivant un mythe et le symbole de la
mexicanité.

José
Clemente Orozco
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Il
est né, en 1883 à Ciudad Guzman (
Zapotlán )
Peintre
de l'avant-garde mexicaine. Il a étudié de 1906 à 1910 à la célèbre
Académie de San Carlos. Il est décrit par José Juan Tablada comme
le "Goya mexicain".
Son
admiration pour les œuvres du célèbre illustrateur José Guadalupe
Posada le font s’intéresser à l’art; il travaillera, lui-même,
comme dessinateur - caricaturiste dans un magazine et fera, alors, partie
d’un groupe d’artistes politiquement engagés.
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Il
dépasse même ce stade. Inspiré par le génie de Michel-Ange et la
statuaire grecque et romaine, il sait jouer admirablement de la force et
de l’émotion dans la représentation des corps.
En
1917 il
part pour
San Francisco et New York; mais à son passage à la frontière,
la douane américaine de Laredo, Texas, lui confisque et détruit quelque
soixante peintures qu'elle juge immorales... et en Europe (il
exposera à Paris en 1925). En 1922 il
commence à peindre des murales dans l'École Normale Préparatoire,
de Mexico ( qui sera le berceau du muralisme ). Il souscrit le manifeste
du muralismo rédigé par Siqueiros.
Il
écrit: «les artistes étaient parfaitement
conscients du moment historique dans lequel ils étaient portés à agir,
des relations entre leur art et le monde et la société environnante. Par
une heureuse coïncidence se trouvaient réunis dans le même champ
d’action, un groupe d’artistes expérimentés et des gouvernants révolutionnaires
qui comprenaient quelle était la part qui leur revenait». |
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Il
partagera beaucoup de sites avec Diego Rivera comme s’ils écrivaient
une partition à deux. Il a un style d’une force peut-être plus
expressive, ne respectant aucune convention; ses œuvres sont un peu comme
un coup de poing à l’âme; belles, originales, souvent morbides, elles
sont particulièrement spectaculaires.
Il réalise deux grandes fresques :
dans la Casa de los
Azulejos à México, sa
fresque "Omnisciencia"
(1925) et l'année suivante son mural de la "Revolución social"
(1926) dans l' École industrielle de Orizaba.
Il vivra et exposera de nouveau aux
Etats-Unis de 1927 à 1934.
En 1932 il visite : Londres, Paris, Milan, Venise, Florence, Rome, Naples,
Pompéi, Madrid, Tolède et d'autres villes européennes.
A Mexico, il effectue un grand panneau pour le Palais de Beaux Arts que
Justino Fernández a appelé "la Catharsis" (1934). Puis
d'autres oeuvres dans le château de Chapultepec et à la Cour Suprême de
Justice (1941).
Travailleur infatigable il retournera à New York au
Musée d'Art Moderne et reviendra pour quelques années à Guadalajara (
État de Jalisco ) où il peindra abondamment les parois du Palais du
Gouverneur, forum de l'Université et de l'Institut Culturel Cabañas.
"on peut dire, évidemment,
qu'Orozco manifeste beaucoup de contradictions dans ses idées sur l'
histoire socio - politque mais elles ne sont que le reflet de l'évolution
de la pensée d'un homme qui vit dans un monde dont la problématique,
particulièrement au Mexique, se révélait très complexe".
En fait ces oeuvres ne sont pas
simplement réalistes mais traduisent les rêves d'un esprit en constante
effervescence . En 1946 on lui a accordé le Prix National des Arts du
Mexique
Il
décède à Mexico le 7 Septembre 1949. |

David Alfaro Siqueiros
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Il
est
né en 1896 à Chihuahua.
Il est peut-être le plus
idéaliste des trois, Comme
José
Clemente Orzoco,
il sera lui aussi étudiant à l'École des Beaux-arts de Mexico,
anciennement Académie "San Carlos".
Il
s’engage en 1914 aux côtés des troupes révolutionnaires avec
lesquelles il combattra pendant 4 ans.
Il
dira lui-même: «sans cette participation à la révolution il ne
m’aurait pas été possible plus tard de concevoir et de réaliser le
mouvement pictural moderne mexicain». Mais
il n'abandonnera jamais les autres formes de peintures comme l'aquarelle,
la lithographie, et le chevalet...
Il
rencontre Diego Rivera à
Paris en 1919 et ne revient au Mexique que fin 1922 pour créer avec
Rivera le mouvement muraliste. Auparavant il avait publié à Barcelone un
«manifeste pour un Art Révolutionnaire Mexicain».
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Avec
D. Rivera ils peindront tous les deux les ministères : Santé, Éducation
et finalement le Palais National de Mexico ("Histoire du
Mexique : de la Conquête à 1930", 1929-35 et jusqu'en 1945).
Il
quitte le Mexique pour Moscou en 1927 et finira par s’exiler aux
Etats-Unis en 1932. En 1936, il épouse la cause des républicains
espagnols contre le franquisme et rentre au Mexique en 1939. En 1962, après
un procès retentissant, il est condamné à 8 ans de prison.
Il
n’en fera que 2 mais restera profondément marqué par cet enfermement.
Il meurt en 1974. Sa peinture murale, qui reprend la technique des
artistes précolombiens à la détrempe et à la cire, est très violente,
tourmentée, montrant bien la souffrance et la mort.
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Tous
les trois, Rivera, Orozco et Siqueiros, comme point d’orgue à leur
engagement, participeront en juin 1948 au «raid» de l’hôtel del Prado pour
restaurer les mots «n’existe pas» au bas du mural "Dieu n’existe pas
" de Rivera que des étudiants catholiques avaient endommagé.

D'autre
vont aussi s'illustrer notamment Rufino
Tamayo qui commencera par le muralisme et finira dans la
mouvance du surréalisme. Un
jeune peintre français Jean Charlot
(1898-1979) qui, émigra
avec sa mère au Mexique en 1921.
Il participe activement au mouvement muraliste.
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La participation
de Charlot à la première étape du mouvement muraliste fut très
importante. Siqueiros a pu écrire qu'il "fut l'un des
fondateurs du muralisme mexicain. Charlot, avec Xavier Guerrero et les
peintres ouvriers de la région de Cholula, nous a amené à découvrir la
technique de la fresque au tout début de notre mouvement". Au début
des années trente Charlot est parti aux Etats-Unis; puis, en 1949,
il est allé vivre à Hawai. Il est mort à Honolulu en 1979.
Jean
Charlot et
Alva de Canal étaient les seuls à peindre réellement « à
fresque » ; comme Orozco il était un
fervent admirateur de Guadalupe Posada dont il contribua à faire la
renommée.
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A
Mexico Jean Charlot
fut accueilli par Alfredo Ramos Martínez, directeur de l'académie de
San Carlos, qui lui permit de travailler à la Escuela de Coyoacán, où
il partagea l'atelier de Fernando Leal. C'est ainsi qu'il est entré en
contact avec les artistes mexicains de l'époque et qu'il a commencé à
travailler avec Diego Rivera.
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Rufino
Tamayo
Il
est né 1899 à Oaxaca 
Comme il aimait à le souligner il était fier d'être d'origine Zapotèque
.
Il s'est installé à Mexico en 1921. Il a fait ses études de peinture comme
les autres à l'Académie San Carlos ou il rencontrera Frida Khalo. Il a été
professeur de peinture à l'École Nationale des Arts Plastique de Mexico.
Très vite, sa sensibilité et son esprit méditatif l'ont conduit à créer des
formes qui lui sont propres.
Il a à son actif quelques grandes oeuvres murales : "la
révolution" 1938 Musée National d'Anthropologie";
La nature et
l'artiste - 1943 "; " l'Homme - 1953; "Le jour et la nuit"
1954; et "nature morte 1955 " . Il réalisa au Palacio de Bellas
Artes, à coté de celles de Diego Rivera et d’Orozco, une superbe fresque,
empreinte de poésie spatiale, puis, en 1933, la fresque de l’Ecole Nationale
de Musique. Il
viendra à Paris en 1958 pour réaliser la fresque du Palais de UNESCO. Il
sera précurseur et participera au développement d'un nouvelle invention
"Mixografia®," une technique graphique pour obtenir des couleurs
tridimensionnelle.
Mais il retourna vite à
ses préoccupations oniriques et fantastiques et s’éloigna de la peinture
politique et sociale.
Ayant une aversion pour la politique il critique alors le mouvement muraliste et
s'en éloigne "des trois grands" pour aborder le cubisme puis se
rapproche alors du mouvement surréaliste.
Il vivra aussi longtemps a Paris et à New York. Mais il reste l'un des artistes latino-américains les mieux connus. Ses expositions sont admirées dans les musées réputé tels que le The Philips Collection à Washington celui des Guggenheim à New York. Il réalise beaucoup de
ses oeuvres aussi sur commande notamment celle de à la Bibliothèque de Porto Rico (1957), Houston (Bank of the South West, 1955), expose aussi à Tokyo, Buenos Aires, etc....
Il travaillera aussi au Musé Anthropologique de Mexico comme chef du département de dessin
ethnographique. On, soulignera, la permanence avec laquelle Tamayo a
peint sa conjointe Olga et on a fait ressortir la sensualité. En disparaissant en
Juin 1991, Il laisse une empreinte d'un grand modernisme. En 1974 on a inauguré dans la ville d'Oaxaca le Musée d'Art Prehispanico Rufino Tamayo, avec 1300 pièces collectionnées et
données par l'artiste et où l'on expose aussi des oeuvres de plus de 150 artistes internationaux. Le 29 mai 1981 à été ouvert au public le Musée Rufino Tamayo dans le Parc de Chapultepec à Mexico.

Pour bien prendre conscience que le mouvement a continué il
faudrait encore parler, de Noberto Martinez Moreno
qui, dans un flamboiement de couleurs, a décoré les murs de la Bibliothèque
Municipale de Cuernavaca en 1954,
d' Alfredo Zalce
qui a décoré l’intérieur du Palais du Gouverneur à Morelia, et de l'extraordinaire
José
Chavez Morado et ses peintures à l'Alhóndiga
de Granaditas de
Guanajuato (voir notre page spéciale sur l'histoire de cette ville
).
De formation autodidacte il est l' auteur d'une oeuvre abondante effectuée dans plusieurs techniques. Cette oeuvre est caractéristique de l'art figuratif de l'École mexicaine de Peinture.
Il faudrait sans doute parler de bien
d’autres : Roberto
Montenegro, Fernando Leal, Fermín Revueltas etc.... |
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Cette grande aventure muraliste a prospéré aux Etats-Unis
où les trois grands sont allés, répondant à des commandes, orner de leur
talent bien des murs américains.
L'impact
de la révolution mexicaine a été immense, et les activités des peintres
muralistes mexicains qui en interprétant et en disséminant les idéaux de la révolution,
en promouvant l'idée d'un art pour le peuple, et en aidant à réaliser un
nationalisme culturel dans des conditions révolutionnaires ont été ressenties
bien au delà du Mexique lui-même.
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Il
faut enfin dire que ce mode d’expression, si cher aux mexicains, et qui met
les musées dans la rue, est utilisé par des anonymes et permet au passant de
saisir, parfois, une très jolie scène ou un message délivré à qui saura le
lire.
Regardez donc, au Mexique les murs vous parlent, ils racontent, ils
interrogent.
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Mural anonyme contemporain à
Mitla ( Oaxaca ) |
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Pour compléter votre information
voici, quelques adresses pour voir
leurs œuvres ( liste non exhaustive !).
MEXICO
Ecole
Nationale Préparatoire ( Antiguo Colégio San Ildefonso):
-
Fresques de Diego Rivera (amphithéâtre Bolivar)
-
Fresques de Siqueiros, Orozco et Jean Charlot
Secrétariat
d’Education Publique:
-
235 panneaux, plus de 1585m2, de fresques de Rivera «vision politique du peuple
mexicain» peintes sous les arcades des cours intérieures et sur trois étages.
Peut-être ce qu’il y a de plus émouvant. A voir absolument.
-
Les Lavandières de Jean Charlot.
Palais
National des Beaux-Arts (au 2ème étage):
-
Rivera: «L’homme maître de l’univers» 1934.
-
Siqueiros: «La nouvelle démocratie» et autres fresques.
-
Orozco: «Catharsis».
Palacio
Nacional:
-
Fresques de Diego Rivera, commencées en 1929, terminées en 1945.
L’histoire du Mexique (dans l’escalier monumental).
Le Mexique précolombien (dans les galeries du premier étage).
Ces œuvres sont, sans doute, les plus connues et les plus politiques
de l’auteur.
Musée
Mural Diego Rivera:
-
«Rêve d’un dimanche après midi dans le parc d’Alameda». Fresque réalisée
en 1947 dans l’hôtel
del Prado.
L’Hôpital
de Jésus:
-
Voûtes de la chapelle: fresques d’Orozco représentant des scènes de
l’apocalypse.
Parc
de Chapultepec:
-
Musée National d’Histoire: fresques de Siqueiros et de Juan O’Gorman.
Téatro
de los Insurgentes:
-
Immense mosaïque de Rivera, représentant l’histoire du théâtre au Mexique
(1953).
Poliforum
Cultural:
-
Fresques de Siqueiros.
CHAPINGO
Universidad
Autonoma de Chapingo (à 38 km de Mexico sur la route de Texcoco):
-
Dans la chapelle: «La terre libérée et les forces naturelles contrôlées par
l’homme». Diego Rivera (1924-1927). Se renseigner sur les heures
d’ouverture avant d’y aller !
CUERNAVACA
Palacio
Cortes (sur la loggia):
-
«Histoire de Cuernavaca et de l’état de Morelos». Diego Rivera.
Bibliothèque
Municipale:
-
Fresques de Norberto Martinez Moreno.
GUANAJUATO
Musée
Alhondiga de Granaditas:
-
Fresques de José Chavez Morado.
JALAPA
Palacio
de Gobierno:
-
intérieur: «Liberacion» fresques de Jose Chavez Morado.
-
extérieur: «Résistance Héroïque»fresques de Melchior Peredo.
MORELIA
Palacio
de Gobierno:
-
Fresques d’Alfredo Zalce.
ORIZABA
Palacio
Municipal:
-
Fresques d’Orozco.
GUADALAJARA
Hospicio
Cabanas:
-
Chapelle: fresques d’Orozco(1939).
Palacio
de Gobierno:
-
Fresques d’Orozco dont «Hidalgo» et «Le Peuple et ses Leaders» ( escalier
principal et salle de délibération ).
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Site
17/01/2010
E-mail
: infos@mexique-voyage.com
Merci de leur contribution à Sylvie et Jean Marie
Tous droits réservés - 1999/2010 ©
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