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Guanajuato
: Aujourd'hui elle est
tournée vers l'avenir grâce à son Université réputée et son
Festival International Cervantino qui tient une place très importante dans
le vie culturelle au Mexique mais qui est devenu au fil des ans un évènement
artistique mondial des plus recherché et qui en fait une ville très
touristique . Histoire :
En
1858 pendant la Réforme après le coup d'Etat de Comonfort, Benito Juárez
y transféra le siège des pouvoirs pendant un mois et déclara la ville comme
capitale du Mexique. C'est
aussi sur cette place que siège la Basílica de Nuestra Señora de Guanajato
de style baroque où l'on vient vénérer la statue de la Vierge offerte
par le Roi d'Espagne Phillipe II en
1557 en remerciement aux mineurs Enfin
sur la place on voit la maison : Casa de los Condes de Rul y
Valenciana. propriétaires des
mines d'argent
situées en haut de la ville. Cette grande bâtisse civile de style néoclassique du 18 ème siècle, avec sa
façade rosée est construite sur deux niveaux. Sa construction avait été
confiée à l'architecte Francisco Eduardo Tresguerras et est classée comme une
oeuvre remarquable. L'Alhóndiga
de Granaditas :
Alors début 1810 la conspiration s'organise et en Août un complot prend forme à Queretaro. Les leaders sont un officier Ignacio de Allende et prêtre qui a le don de galvaniser le peuple et qui va devenir un des emblèmes de la révolte. Quelques jours après,
le 16 Septembre 1810, l'appel à l'indépendance du prêtre Miguel Hidalgo
y Costilla aura lieu tout près d'ici à Dolorés Hidalgo : le fameux "El
Grito " "¡ Mueran los gachupines ! Viva la Virgen de
Guadalupe !" cet appel résonne de village en village et Hidalgo
arrivant à Guanajuato à
la tête de plusieurs milliers d'insurgés, Au cours de cet assaut, le Padre Miguel Hidalgo demanda un volontaire pour mettre le feu à l'une des portes en bois de la forteresse. C'est alors que le jeune mineur Juan José de los Reyes Martínez surnommé " El Pípila " Mais quelques mois plus tard ces derniers prirent leur revanche lorsque les chefs du mouvement révolutionnaire furent capturés, Ignacio Allende, Ignacio Aldama , Mariano Jiménez, et Miguel Hidalgo lui-même, qui fut fusillé à Chihuahua le 30 juillet 1811. On envoya leurs têtes à Guanajuato (afin de faire réfléchir de potentiels nouveaux insurgés ) et on les suspendit dans des cages attachées par des crochets aux quatre coins de l'Alhóndiga où elles demeurèrent jusqu'a ce que l'indépendance mexicaine fut acquise en 1821. C'est alors qu'enfin on a pu donner à Mais on peut encore voir les crochets des cages qui les supportèrent aux coins de l'Alhóndiga. Depuis 1810, et de manière successive, l'Alhóndiga a été utilisée comme réserve de tabac, grenier, quartier militaire et, depuis 1864 jusqu'à 1947, comme prison.
El Pípila : Monument érigé en l'honneur de Juan José de los Reyes Martínez surnommé "El Pípila". De style réaliste révolutionnaire, la titanesque statue domine la ville. Elle a été construite en 1939 par Gutiérrez Auguste conformément à la maquette du sculpteur Juan F Olaguíbel. Dans le piédestal on trouve une inscription avec une phrase qui dit "Aún hay otras Alhóndigas por incendiar" - " Il y a encore d'autres Alhóndigas à incendier ", en allusion aux nombreuses injustices qui subsistent partout dans le monde….. Pour les courageux, ont peut même par un petit escalier monter en haut de celle -ci. La nuit, elle encore plus spectaculaire et veille sur la ville. Allez voir ce monument, car à
partir de cette terrasse vous découvrirez un prodigieux panorama de la ville et
des montagnes alentours.
Cette étrange et longue artère : une suite de tunnels en majorité en sens unique, est en partie souterraine et en partie en tranchée suivant le lit du Rio Guanajuato qui a été détourné après la construction d'un barrage. Elle est bordée de maisons parfois construites en encorbellement dans la partie aérienne où elle est en fait aménagée et reconstruite avec d'énormes pierres. Elle a été inaugurée par
le Président Adolfo López Mateos en septembre 1964. Depuis d'autres tunnels
récents comme celui ci, parsèment la ville, ce qui donne à ces rues un aspect
fascinant.
Festival
International Cervantino ( FIC ).
Le Festival se
transforme alors en un lieu de rencontre entre le public et les artistes pendant
un mois et devient un centre culturel très prisé par tous les amateurs d'art
du monde entier qui si pressent en grands nombres. Tous les arts y sont représentés
et ici pendant un mois se réunissent plus de 2500 artistes des 5 continents de différentes disciplines : danse
populaire et folklorique ; opéra, théâtre, arts plastiques, cinéma, littérature
et même concert pops etc…. Les rues perdent alors leur charme tranquille pour laisser la place à une animation sans égale à laquelle participent des groupes d'étudiants de l'Université. Ceux-ci revêtent leurs beaux habits renaissances et parcourent les rues et donnent des petits concerts en pleins airs appelés "callejoneadas".
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C'est Doña Josefa Teresa de Busto y Moya, qui, avec la coopération de 14 mineurs riches de la ville a obtenu d'installer le premier établissement éducatif de Guanajuato . Durant l'année 1744, le gouvernement espagnol a accordé sa licence pour que cet hospice devienne le Collège de Jésuites la Santísima Trinidad. Avec le premier gouvernement Constitutionnel, le 29 août 1827, on a établi le Collège sous le mandat Carlos Montes de Oca Méndez, premier dirigeant qui s'occupera des destinées de l'Éducation Supérieure de Guanajuato.
Depuis il a été réformé
et le vaste bâtiment et les études ont disposé de nouvelles planifications,
en établissant des niveaux de second et troisième cycles. Le collège dispose
d'une bibliothèque publique depuis 1831. Et c'est en 1945, grâce à
l'enthousiasme, au dynamisme et à
la fermeté de Armando Olivares
Carrillo, dernier Directeur du Collège de l'État, qu'il est devenu l'Université
de Guanajuato. Depuis, celle-ci a acquis une très bonne réputation notamment
dans : Droit et Sciences Sociales,
Ingénierie des Mines et Métallurgie, Ingénierie Civile, Médecine, Infirmerie
et Obstétrique, Chimie et Pharmacie, Économie,
Commerce, et bien sûr Lettres, Histoire, Arts Plastiques, Art Dramatique
Situé face au Jardín de la Unión, il est au centre
de Construit par l'architecte Antonia Rivas Mercado il a été inauguré le 27 octobre 1903 par le Président de la République Porfirio Díaz. Sa façade de style néoclassique encadrée
par deux lions, est couronnée par huit sculptures de bronze représentant des muses
grecques qui symbolisent les beaux arts. L'intérieur du théâtre, est de style
mauresque avec des grandes colonnades et un magnifique fronton de scène; le
rideau est une peinture panoramique. Ce théâtre a fait l'objet de deux
restaurations importantes en 1960 et en 1990. De nos jours c'est la principale
scène du Festival Cervantino. Ici se sont produits les plus grands artistes du
monde lors de différentes manifestations culturelles. Le Musée des Momias : Situé dans la partie supérieure de la ville C'est une visite très spéciale. En effet la composition minérale du sous sol du cimetière voisin a des propriétés de conservation très particulières qui transforment les cadavres en sorte de momies qui sont exhibées ici dans leurs positions originales dans des vitrines spécialement protégées. Hologrammes morbides, instruments de tortures datant de l'époque, fœtus momifiés etc.... Attention aux âmes sensibles. Frissons garantis...
Dans les années 1770 elle tournait plein régime et fournissait du travail à près de 10 000 peones . Le minerai était hissé depuis 500 m à 600 m de profondeur du puits principal. A cette époque c'était la plus importante mine d'argent du monde. On y extrayait aussi de l'or du nickel et du plomb . La production de cette mine était tellement importante et ramenait tellement de richesses à la couronne d'Espagne que Antonio d'Obregón y Alcocer sera reçu en 1780, par le Roi Carlos III d'Espagne, qui lui attribuera le titre de Comte de Valenciana. De la même manière il donnera des titres de Nobles à don Diego Rul et don Antonio Pérez de Andújar : autres propriétaires. Depuis 1938 cette mine et son principal puits appelé Boca del Infierno plonge à moins 600 m, est désormais exploitée sous la forme d'une coopérative et se nomme Sociedad Cooperativa Minero Metalúrgica Santa Fe de Guanajuato .Près de la mina un magasin officiel de très beaux bijoux est votre disposition pour acheter quelques souvenirs; et dans les alentours des vendeurs ambulants vous proposent leur fabrication artisanale. Pourtant il ne faut pas oublier que cet édifice
fut construit grâce au très dur labeur des peones qui, lorsqu'ils ne
travaillaient pas dans la mine, aidaient à sa construction gratuitement.
Elle fut achevée en 1788 et est dédiée à l'Ordre Hospitalier de San
Cayetano. Le charme de Guanajuato ne réside pas uniquement dans les vestiges du travail de la mine. Le sol argentifère favorise la pousse des fleurs qui sont partout, ornant les balcons et aussi des wagonnets de la mine que l'on retrouve dans toute la ville. Il faut flâner dans la veille ville, les ruelles sont si étroites que des amoureux, dit-on peuvent s'embrasser d'un balcon à l'autre ce que nous nous empresserons de vérifier en allant à la Callejón del Beso ( la ruelle du baiser ), où deux des balcons sont espacés de 68 cm et seront le théâtre de la version Mexicaine de Roméo et Juliette . La légende veut
que deux jeunes gens de conditions très différentes, un simple mineur Don Carlos et
une fille d'une famille très aisée, Doña
Ana,
qui habitait la ruelle, étaient
amoureux. Les parents de la jeune fille interdisant à celle ci de rencontrer
son amoureux, le jeune mineur loua une chambre juste ne face de celle de sa bien
aimée et tous deux purent échanger des langoureux baisers. Le Museo y Casa de Diego Rivera :
Pendant sa vie,
le coté
marxiste du célèbre peintre n'a pas toujours été très bien compris, dans cette ville qui était elle
profondément catholique . Aujourd'hui la ville rend hommage à son artiste
muraliste d'une force et d'un idéalisme exceptionnel
(voir notre page spéciale sur Diego Rivera ) et depuis 1975 sa maison a
été transformée en musée où sont exposés dans les étages, répartis dans
sept salles, de nombreux croquis, dont
celui d'une fresque commandée en 1933 par le Rockefeller Center de New York. Il
y a aussi des photos avec Frida Khalo et peintures du maître (sa période cubiste) classées
par ordre chronologique .
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